Sa matière grise met de la couleur dans nos vies

Quand Jean-François FARION (J2F) ne travaille pas à la restauration d’une œuvre d’art, il met son temps au service des autres et notamment de la commune nouvelle, Charny Orée de Puisaye.

A cette nouvelle entité, il offre une nouvelle identité.

Le logo né d’une approche collective

Aujourd’hui utilisé sur les véhicules communaux et les documents administratifs des 14 communes déléguées, il représente les vallons, les rivières du Charnycois. On y retrouve le ‘C’ de Charny et le ‘Y’ de l’Yonne sur fonds de semailles. Jean-François l’a élaboré en collaboration avec Renaud Soulière, infographiste.

Le blason, une élaboration réfléchie 

Découverte d’une syntaxe spécifique

En d’autres temps, lorsque les chevaliers s’engageaient dans un tournoi, leurs couleurs étaient annoncées par l’héraldique.

Aujourd’hui, ce mot symbolise la science des blasons directement issue du droit médiéval. Pour J2F, la création du blason de Charny Orée de Puisaye fut le fruit d’une année de réflexion, de pauses, de reprises. S’y intéresser nous ouvre l’envie de découvrir un ‘média’ qui a traversé l’Histoire. 

 

Quelques éléments de langage :

L’écu : C’est la forme globale du blason. Elle est celle du bouclier sur lequel on pose les emblèmes.

Tiercé de Pairle : Se dit d’un écu qui est divisé en trois parties de surfaces égales suivant le pairle (forme de Y) avec la base en chef.

PAIRLE : une sorte de pal, mouvant de la pointe de l’écu, se divisant en deux branches égales, de même largeur que le pal, à partir du centre, pour aller aboutir l’une à l’angle dextre, l’autre à l’angle senestre du chef. Lorsque plusieurs meubles sont rangés dans le sens du pairle (en fourche) on doit dire ces pièces posées en PAIRLE.

d’après l’Alphabet et figures de tous les termes du blason
L.-A. Duhoux d’Argicourt — Paris, 1899

Le sinople est une couleur héraldique classée dans les émaux. Vert en représentation polychrome, il est symbolisé par des hachures à 45° partant du point du chef (\\\) en représentation monochrome gravure, architecture, sceaux.

Le gueules est un émail héraldique de couleur rouge. En représentation monochrome, il est symbolisé par des hachures verticales, selon la méthode attribuée au jésuite héraldiste Silvester Petra Sancta.

Une pièce est dite brochante si elle passe par-dessus une autre principale et la masque en la débordant.

La description d’Alain Chartraire

Ce spécialiste en héraldique est également créateur de très nombreux blasons :

Tiercé en pairle :
 – au premier de sinople aux deux clefs d’or passées en sautoir,
 – au deuxième d’or aux trois puits de gueules posés en bande,
 – au troisième d’azur aux trois arbustes d’argent posés en barre formant une haie,
 – au pairle de gueules brochant sur la partition chargé de quatorze tours d’or ouvertes du champ.

Enfin, les explications transmises par Jean-François.

Elles illustrent parfaitement le langage et la poésie des blasons.

Ici le blason avec sa devise et son cri. La devise : ‘’tous unis’’ concerne la réunion des 14 communes en une seule commune nouvelle. Le cri : correspond au nom, ici celui de la commune. Le blason est présenté par ’’ deux lions tenants’’ d’or.

Ce blason (ci-avant), adopté par les élus, lors d’un Conseil Municipal, de Charny orée de Puisaye, s’explique de la manière suivante : Tiercé en pairle, il reprend la partition de sinople, d’or et d’azur que l’on trouve sur celui de Charny (ci-après) afin de garder un lien historique avec celui-ci.

Il diffère par contre en ce qui concerne les « meubles » c’est-à-dire les représentations symboliques que l’on trouve dans les différents champs de l’écu.  

  • Au premier champ de sinople (vert) des clés d’or passées en sautoir, en signe de bienvenue.
  • Au deuxième champ d’or, trois puits de gueules (rouge).
  • Au troisième d’azur, trois arbustes d’argent formant une haie. Ces puits et cette haie (armes parlantes) en un jeu de mots, symbolisent notre région : la Puisaye.
  • Un pairlé de gueules (rouge) broché sur l’écu, par sa forme en Y, représente notre département, l’Yonne.
  • Les quatorze tours d’or qui chargent le pairle symbolisent les quatorze communes réunies maintenant en une seule. En signe d’ouverture et de bienvenue ces tours sont dites « ouvertes » la porte laissant apercevoir le champ du pairle (le fond or).

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