Depuis le parvis de la Cathédrale

Ce 29 novembre 2019, j’attends la responsable d’une entreprise en vue sur Sens pour la construction de son site internet avec notre partenaire historique.
Comme tous les passants, mon regard est attiré par cette splendide restauration de l’Hôtel de Ville. Lors de la construction de l’édifice, il était dit que la flèche du campanile devait être de taille respectable pour que le bâtiment ne soit pas écrasé par la proximité de la superbe cathédrale.

Il est vrai que le l’Hôtel de ville construit en 1904 est impressionnant. Y est associé le nom de Lucien Cornet, le maire de Sens qui posa la première pierre, le 21 avril 1901. Un chantier difficile marqué par des accidents dus à des fissures dans les pierres. Plus de 100 ans après, la toiture du campanile a été magnifiquement restaurée en 2015-2016. Comme un mauvais souvenir, n’aurait-on pas, à nouveau, parlé de problèmes techniques, de pierres fissurées ?

Un lâcher de dragons sur la population ?

Depuis le parvis, difficile d’imaginer le sexe des anges, ou plutôt, des dragonnes !

Leur profil se dessine et découpe le ciel mais l’œil est accaparé par le clinquant Brennus, ce célèbre Sénon qui rançonna Rome en 390 avant JC.

Ce chantier de plus de 3 millions d’euros fut colossal. Mais il devait créer quelques sueurs froides à Madame le Maire en 2018. En effet les services techniques constataient une potentielle mise en danger de la population. En cause, des blocs de pierre fissurés sous la statue de Brennus qui pouvaient se décrocher.

Un coup de sang de l’élue relayé par la Presse locale. Aujourd’hui les  sénonais peuvent admirer sereinement le bâtiment sans prendre le risque de rencontrer quelques chimères (1) tombées du Campanile !

Au cœur des Travaux

Ci-après, une vidéo extraite du site du Cabinet d’architectes  mandaté sur ce chantier. Il propose également des photos superbes. Pour l’Yonne en Tête, c’est un plaisir de partager, avec vous, une page de la vie des Sénonais !

Si les ouvriers et visiteurs prenaient l’ascenseur pour accéder et descendre du chantier, les diablesses en zinc, dépourvues ou non de leurs ailes, étaient déposées et descendues avec soin pour restauration, solidement sanglées.
Au dessus des toits, elles ont repris leur place et font face aux gargouilles de la première cathédrale gothique de la Chrétienté.

Du haut du campanile , elles veillent sur la ville et vont, assurément, briguer quelques mandats.

(1) Les chimères sont des monstres imaginaires à tête de lion et queue de dragon qui crachent des flammes mais ce sont aussi des idées sans rapport avec la réalité !

On peut être amené à en croiser en périodes électorales !

 

 

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